21 janv. 2008

Les OGM pour la santé

Les plantes ont toujours eu des usages médicinaux. Le génie génétique autorise désormais un usage nouveau des plantes qui permet d'obtenir des molécules à usage thérapeutique se substituant aux synthèses chimiques ou à l'extraction de substances issues d'organes humains ou animaux.

Les bactéries, les levures et les cellules animales en culture sont très largement utilisées pour la production de protéines recombinantes à usage thérapeutique. Cependant, ces procédés ne sont pas assez productifs et restent assez coûteux, notamment parce qu’ils nécessitent le contrôle des virus pathogènes.

La production de molécules à usage pharmaceutique par des plantes cultivées laisse entrevoir un potentiel important de développement pour l’obtention de médicaments, vaccins ...

L’extraction des molécules produites par ces plantes est plus facile que chez les bactéries ou les animaux.
Les plantes transgéniques ont aussi ouvert une nouvelle voie de recherche dans les vaccins par voie orale. Ces plantes sont capables de délivrer des antigènes protecteurs et les études ont confirmé la faisabilité d’une vaccination par des plantes comestibles.

De plus, les systèmes de production de protéines à intérêt pharmaceutique par les plantes présentent les caractéristiques et les avantages suivants :

les cellules végétales étant des cellules eucaryotes (comme les cellules humaines), elles disposent d'un système permettant dans de nombreux cas de produire des protéines complexes ayant des propriétés thérapeutiques équivalentes aux protéines humaines. La transgénèse végétale permet de fabriquer des vaccins impossibles à concevoir par les méthodes traditionnelles ;
le niveau actuel des biotechnologies végétales permet de cibler de façon spécifique les tissus dans lesquels s'exprimera la protéine d'intérêt. En particulier, dans le cas du maïs, la protéine peut être ciblée dans les grains de maïs, permettant un stockage efficace et facilitant l'extraction et la purification de la protéine d'intérêt ;
l'extension de la culture des plantes productrices avec les infrastructures agricoles existantes permet une montée en puissance rapide et économique des capacités de production ;
il n'existe pas, en l'état actuel des connaissances, de pathogènes végétaux capables d'infecter l'animal et l'homme, éliminant ainsi le risque par exemple d'infection ou de contamination virale par les protéines produites par les plantes, à la différence des protéines produites par des cellules de mammifères ou d'animaux transgéniques.

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